Javier, fils d’un clown emprisonné et puis tué, devient, dans les années 70, à son tour clown dans un cirque où il tombe amoureux de la compagne de son chef.
Bien qu’auréolé d’un prix du scénario et de la mise en scène à la Mostra de Venise (présidée par son copain Tarantino), Alex de la Iglesia (Nos chers voisins) nous présente ces trente années de régime dictatorial dans un film moyen, aux deux parties nettement déséquilibrées. A l’heure où le cinéma fantastique revisite la guerre civile, sujet tabou pendant de nombreuses années en Espagne, et ce, parfois même avec brio (fantastique Labyrinthe de Pan), cette Balade triste déçoit donc. Le héros, un clown déséquilibré qui n’est pas sans rappeler le Joker du « Batman » de Burton, est, le trait est gros, l’image de cette Espagne franquiste, d’abord apeurée ensuite revendicatrice de liberté. Techniquement réussi, le film est doté d’une très belle photographie et le casting est à la hauteur, mais la première partie du film, tout en réserve, ennuie. Réalisateur flamboyant, de la Iglesia trouve plus ses marques dans la deuxième partie du film, véritable mélange des genres bordélique, hallucinant et halluciné, mais dont l’exercice se veut, au final, un peu vain. 5,5/10
Réalisé par Alex de la Iglesia (2010)
Avec Antonio de la Torre, Carlos Areces, Carolina Bang
Fiche IMDB
Avec Antonio de la Torre, Carlos Areces, Carolina Bang
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